La suite, la voici la voilà. Je m'amuse bien à tous les torturer mais je sens que je vais bientôt en avoir fini. Normalement, je devrais pas aller au dela d'une 10ème partie, j'espère... Comme je le pensais, pour les images ça devient dur dur... J'ai mis Bert, Mikey, Gerard, Frank, Jeph, Ray... Soit les persos principaux puisque je parle pas trop des autres, même si Bob est là... Bon, aller, pour les fans de Bob, je vais mettre lui parce que je l'aime bien aussi de toutes façons! J'ai hésité pour les dernières lignes, c'est pas le paragraphe en entier parce que j'aime aussi torturer mes lecteurs... Suspens...
Gerard voulut se lever et demanda à Frank de l'aider. La tâche s'avéra plutôt ardue mais finalement, appuyé sur son ami, Gerard fut capable de tenir à peu près comme il faut sur ses jambes tremblantes. Il avança jusqu'à la fenêtre comme s'il sentait que quelqu'un le cherchait depuis dehors. Son frère ne quittait pas ses pensées, il avait hâte que le médecin lui annonce qu'il pouvait partir, il n'avait envie que d'une chose, prendre son frère dans ses bras. Vraiment ? Et si c'était seulement le fait d'être déjà dans les bras de Frank qui lui faisait cet effet-là ? Ce pourrait-il qu'il n'ait pas assez fait attention à ce que son ami représentait à ses yeux ? Il avait du mal à penser correctement en cet instant et préféra chasser ses réflexions pour le moment. Il n'empêchait que d'avoir les bras de Frank autour de lui n'était pas désagréable, au contraire. Se laissant aller contre lui, Gerard ne pu réprimer plus longtemps un soupir de contentement. Il se sentait tellement bien malgré la situation, malgré sa blessure, malgré Bert. Là, blotti contre Frank, il pouvait tout oublier. Plus rien n'existait que eux deux. C'était sans compter sur l'imbécile qui décida de téléphoner à Frank à ce moment précis. Il ne décrocha que lorsque Gerard fut assis sur son lit. C'était Bob qui appelait pour raconter ce qui venait de se passer, ce que Bert avait dit. Il ajouta qu'il passerait bientôt puis raccrocha. Gerard ne savait que penser des excuses de Bert mais il pouvait comprendre le sens qu'elles avaient pour lui. Cependant, il se demandait quel sens elles pouvaient avoir pour Mikey. A son avis, son frère ne pardonnerait pas si facilement mais serait peut-être tout de même touché.
Bob annonça qu'il partait récupérer Gerard et Frank a l'hôpital et quitta le bus. Ray et Mikey étaient toujours vers les couchettes, chacun plongé dans ses pensées. Mikey se tourna vers Ray et le considéra en silence. Toutes ses preuves d'amitié qu'il avait montrées depuis la veille lui faisaient du bien, beaucoup de bien. Il se demandait s'il s'agissait seulement de cela car certains détails le faisaient douter. Les baisers qu'il lui avait donné sur le front et les cheveux, la façon qu'il avait de le prendre dans ses bras, même la façon qu'il avait de le regarder, si intensément. Tant de petits détails qui peuvent s'apparenter à l'amitié aussi bien qu'à un attachement plus fort. Mikey sentit que son c½ur accélérait mais il ne comprenait pas pourquoi. Il fixait toujours Ray. Cela pouvait-il venir de lui ? Est-ce que lui-même nourrissait également quelque chose de plus fort que de l'amitié envers lui ? Cela n'avait rien d'impossible, il avait été réellement content que Ray soit là pour veiller sur lui quand Jeph l'avait ramené. Il s'était senti tellement bien et en sécurité entre ses bras quand Ray le berçait pour le calmer. Sa seule présence dans la pièce suffisait à lui faire du bien. Fallait-il qu'il le lui dise ? Où devait-il attendre que Ray aborde le sujet ? Il ne savait vraiment pas quoi faire. Ray vint s'asseoir auprès de lui sur la couchette et prit sa main. Tout en la fixant, il expliqua quelque chose en murmurant presque. « Il y a quelque chose que je dois absolument te dire. Je le garde en moi depuis longtemps mais là, ça devient trop dur de garder ce secret. Je sais bien que ce n'est pas le moment idéal, dans mon esprit, je voyais plutôt un restaurant et... ». Mikey le coupa en posant sa main sur la joue de Ray. Le regard qu'ils échangèrent se passait de tout commentaire. Mikey lui dit de continuer sans détour, qu'il était tout à fait prêt à écouter un ami. En disant cela, Mikey songea qu'il n'aurait peut-être pas du employer ce terme. Ray poursuivit en continuant de fixer la main de Mikey serrée dans la sienne. « Voilà, depuis un certain temps maintenant, je suis amoureux de toi. C'est... C'est vraiment fort et je le ressens tous les jours, à chaque fois que je te vois. Hier j'ai été anéanti... J'avais si mal... ».
Bert sortit du car, il cria à ses amis qu'il fallait qu'il aille marcher seul un moment et que tout irait bien. Il s'éloigna rapidement du site du concert, marchant d'un pas aussi ferme que le lui permettait son état encore un peu incertain. Il ne savait pas trop où il allait mais il y allait. Il se rendit en ville, tournant dans telle ou telle rue, à droite ou à gauche, ça n'avait aucune importance.