Tu est à moi - partie 6

Tu est à moi - partie 6
Voici donc la 6ième et dernière partie de cette histoire. Ecrire le dénouement n'a pas été facile, j'ai pris du temps à choisir comment et grâce à quoi Yami Yugi serait délivré de l'emprise rituelle de Marek mais finalement, je pense que c'est pas trop mal comme fin. Je vous la livre donc.

Yugi: Tu ne gagneras pas.
Marek se mit à rire. Un rire de mépris qui ne fit qu'amplifier la colère de Yugi.
Marek: Tu penses être capable de t'opposer à moi? Tu n'as même pas de corps physique.
Une légère panique s'empara de lui. C'était vrai, il ne pouvait pas toucher Marek de ses mains. Il se mit à chercher dans son esprit un moyen de stopper tout cela quand tout à coup...
Yami: Les... Cartes...
Yugi voulut se retourner mais se dit que mieux valait ne pas révéler à Marek qu'ils pouvaient communiquer par la pensée. La voix de Yami était extrêmement faible même dans son esprit. Il continua de fixer droit dans les yeux ce monstre de cruauté qui ne cessait pas de sourire.
Yami: Sers-toi... Des cartes...
Yugi: Laquelle? Est-ce qu'on en possède une qui pourrait nous aider?
Le silence qui suivit sa question devenait si insoutenable qu'il ne put s'en empêcher et il se tourna vers son ami. Ses yeux étaient à peine ouverts, il respirait mal et était au bord de l'évanouissement.
Yugi: Yami... Dis-moi à quelle carte tu penses!
Yami: Au... Miroir de Fée...
Yugi écarquilla les yeux.
Yugi: Mais oui, c'est évident!
Il parcourrut la pièce du regard, passant sur Marek qui s'était replongé dans la comtemplation de son rituel puis sur Yami dont le teint était devenu extrêment pâle. Le rituel devait toucher à sa fin, il n'y avait plus une seconde à perdre. Il courut alors vers son bureau où était posé son Deck et se mit à chercher le Miroir de Fée. Quand il l'eut entre les mains, son visage s'éclaira et l'expression qui apparut alors fit plus penser à Yami Yugi qu'au gentil Yugi Muto.
Yugi: Marek!
Même sa voix semblait avoir changé mais cela, lui seul le pense. Semblant sortir d'une sorte de trense, Marek se tourna vers lui et vit qu'il tenait ses cartes à la main, l'une d'elles prête a être révélée. La colère assombri alors son visage et il porta la main à son propre deck mais Yugi fut plus rapide et révéla sa carte.
Yugi: J'active le Miroir de Fée!
Une forte lumière verte envahit la pièce en une fraction de seconde, issue du sceptre du Magicien des Ténébres que ce dernier tenait à nouveau dans la main. Marek sentit un souffle terrible tourbillonner autour de lui tandis qu'un symbole apparaissait sur le sol juste sous ses pieds. Il du se couvrir le visage afin de pouvoir continuer de regarder le Magicien. Celui-ci se tenait debout près du lit, il avait délaissé Yami qui était allongé et inconscient, l'un de ses bras touchant le sol.
Yugi: Yami!

Yugi était accouru auprès de son ami, ne prêtant plus aucune attention ni à Marek ni au Magicien des Ténèbres. Tout ce qui lui importait était d'être sûr que Yami allait bien. Marek lui était à présent prisonnier d'un cerle d'envoûtement que le Magicien avait généré. Il n'y avait plus de place pour la colère sur le visage de Marek, c'était de la peur qui s'y lisait. Il redoutait ce que le Magicien pouvait lui faire maintenant qu'il n'était plus sous son contrôle. Mais il comprit rapidement que le Magicien était déjà sous le contrôle d'un autre. Il s'en rendit compte quand il observa plus attentivement les yeux du Magicien. La lueur qui y brillait était celle des yeux de Yami.
Yami: Ton rituel s'est retourné contre toi.
Les lèvres du Magicien était restées fermées mais pourtant, il était persuadé que c'était du Magicien que la voix de Yami venait. Il se décala d'un pas et vit alors l'esprit Yami debout derière le Magicien. Au pied du lit, Yugi était à son tour inconscient. Sans attendre que Marek se remette du choc, il poursuivit ses explications.
Yami: C'est grâce à l'activation de ta carte Partager la douleur, elle m'a permis de m'unir au Magicien des Ténèbres et nous ne faisons plus qu'un à présent. Je n'ai plus besoin de mes cartes non plus, je peux invoquer celle qui me plait juste en la visualisant.
Le Magicien se plaça de sorte à pouvoir attaquer Marek.
Yami: Tu as perdu.
Cette fois, la colère avait retrouvé sa place et elle rongait le visage de Marek. Il se détendit ensuite et mit la main dans l'une de ses poches.
Marek: Très bien, tu as gagné. Tu as été assez fort pour te sortir de mon piège. Mais on se retrouvera Yami Yugi, je te le promet. Et cette-fois, je serai victorieux. Je t'en fais la promesse.
Il tira sa main de sa poche et du même mouvement, lança une carte sur le sol.
Marek: J'active le Violent Orage!
Dans un terrifiant éclat de rire, Marek profita de la surprise que créa sa carte pour filer. Yami resta totalement immobile et impassible. Lui et son Magicien avaient cela en commun.
Yami: Merci de m'avoir prouvé ta complète loyauté Magicien. Ton aide m'a une fois encore été très précieuse.
Le Magicien exécuta une légère révérence avant de s'évanouir dans l'air, regagnant sa carte. Yami se rendit auprès de Yugi.
Yami: Toi aussi, ton aide m'a été précieuse. Merci Yugi.
Celui-ci était encore un peu dans le brouillard mais put sourire à son ami et murmurer quelques mots malgré son état d'épuisement. D'ailleurs, il se demandait comment Yami avait pu récupérer aussi rapidement.
Yugi: C'était normal...
Yami l'aida a s'allonger sur le lit puis lui remonta la couverture.

Il jeta un dernier regard à la chambre et il remarqua une carte posée par terre là ou Marek s'était tenu quelques instants auparavant. Il la ramassa.
Yami: On dirait la carte du Rituel de Magie Noire...
Yugi se releva.
Yugi: Je croyais que cette carte servait à invoquer le Magicien Noir du Chaos.
Yami observa la carte plus attentivement.
Yami: Oui, tu as raison, d'ailleurs cette carte doit avoir un pouvoir simillaire. Mais elle ne porte aucun nom, ou alors il a été effacé d'une façon ou d'une autre.
Yugi s'approcha et observa la carte à son tour. Elle lui rapellait effectivement cette carte d'Invocation Rituelle mais Yami avait raison, il n'y avait aucun nom sur la carte. De plus, il était incapable de lire quels pouvoirs elle avait car les symboles inscrits dessus étaient égyptiens. Il réfléchit à voix haute.
Yugi: C'est peut-être une carte rituelle d'incovation du Magicien des Ténèbres...
Yami se tourna vers lui et le regarda étrangement.
Yugi: Mais j'en sais rien, je disais ça comme ça...!
Yami: Non, tu dois sûrement avoir raison. Le Magicien n'aurait jamais pu s'invoquer de lui-même. Cette carte a permis à Marek d'invoquer le Magicien et d'en prendre le contrôle par la même occasion.
Yugi: Tu ne parviens pas à lire les symboles?
Yami: Si, mais ce n'est pas la description de la carte qui se trouve là, c'est un message de Marek.
Yugi: Et que dit-il?
Yami: On se retrouvera Pharaon et cette fois, j'aurais ma vangeance. J'y compte bien. J'espère un vrai duel contre ce lâche.
Il resta ensuite silencieux, fixant la carte. Yugi lui ne put retenir un baillement et cela fit sourire Yami.
Yami: Je pense que nous pouvons aller dormir cette fois.
Yugi lui sourit et retourna se glisser sous les couvertures. Yami s'installa à ses coté et le serra dans ses bras avant de déposer un baiser sur son front. Ils se fixèrent longuement puis Yugi posa alors une question qui lui brûlais les lèvres depuis un moment.
Yugi: Au fait, tu disais tout à l'heure que tu avais l'habitude de faire... Enfin, tu vois ce que je veux dire...
Yami hocha la tête.
Yugi: Avec qui tu as l'habitude de faire ça?
Yami sourit.
Yami: Il est trop tard pour en discuter maintenant mais ne t'en fais pas, tu sauras tout ce que tu as envie de savoir.

Note de fin de l'auteur: Pour ceux qui voudraient connaître les diverses conquêtes de Yami Yugi (ou pourquoi pas une histoire totalement différente sur d'autres personnages), direction les commentaires et si je vois que certains sont interessés, alors la suite au prochain épisode!

# Posté le vendredi 08 septembre 2006 17:21

Modifié le lundi 11 septembre 2006 17:35

Tu est à moi - partie 5

Tu est à moi - partie 5
Voilà la déjà 5ième partie! Dis donc, elle devient longue cette histoire... Mais je pense qu'elle sera bouclée à la prochaine partie, j'approche du dénouement pas à pas... Bonne lecture!

Yami Marek: Il est temps de terminer le rituel.
Le Magicien hocha la tête, reposa son sceptre par terre et prit à nouveaux Yami sur ses genoux. La douleur l'avait réveillé mais il était extrêmenent faible. Il pouvait à peine tourner la tête pour voir Yugi et encore moins la relever pour voir Yami Marek. Celui-ci s'avança et souleva la tête de Yami pour le regarder droit dans les yeux.
Yami Marek: Tu découvres maintenant ce que tes cartes vivent. C'est comme quand tu lances tes monstres au combat et qu'ils ne sont pas assez puissants. Maintenant, c'est toi l'objet, c'est toi la carte. Tu est à moi.
Il marqua une courte pause, regardant vers Yugi au pied du lit puis reporta son attention sur les yeux pourpres de Yami.
Yami Marek: Et Yugi également.
Yami eut un frisson. Il comprennait à présent pourquoi il n'avait pas pu revenir dans le corps de Yugi, pourquoi Yugi ressentait tout et surtout pourquoi la souffrance était telle alors que d'ordinaire, il n'y avait aucun problème. Yami Marek avait tout manigancé, tour organisé et se servait de magie rituelle pour que ses cartes affectent les humains. Pour son plaisir.
Yami Marek: J'aime tant te voir souffrir...
Son expression devenait de plus en plus démente et reflètait parfaitement la folie qui accaparait son esprit. Un terrible rictus découpa ses lèvres et son rire résonna à nouveau dans la petite chambre. Yami toujours recroquevillé par terre cherchait un moyen d'empêcher Yami Marek d'atteindre son but mais il souffrait trop et sa douleur l'avait exténué. Les yeux fermés, il se concentrait de son mieux pour ignorer les brûlures de son dos afin se concentrer sur un moyen de sauver Yami. Quand son ami hurla, il ne put s'empêcher d'ouvrir les yeux de surprise et se tourna vers Yami. Il pu lire à nouveau dans ses yeux la terrible douleur qu'ils ressentaient ensemble. Les larmes à peine séchées sur ses joues furent bientôt recouvertes par d'autres.

Voix: Pardonne-moi...
Dans la tête de Yugi, ce fut comme un murmure lointain porté par le vent. Il pensa d'abord que c'était Yami qui s'excusait pour les souffrances qu'ils enduraient mais ce n'était pas sa voix qu'il avait entendue. Il se tourna vers Yami Marek - toujours fixé avec déléctation sur Yami et le Magicien - et remarqua comme une aura près de lui. C'était comme si son âme se détachait prograssivement de son corps en un nuage de fumée légère. La fumée commença à prendre forme humaine et il put alors distinguer un visage, celui de Marek Ishtar, une expression de profonde tristesse sur le visage.
Marek Ishtar: Pardonne-moi de ne pas avoir la force de l'empêcher de faire ça. Je lui appartiens moi aussi.
Yugi voulut lui répondre quelque chose mais avant qu'il aie pu articluer un mot, l'image s'estompa comme la brume du matin et Marek Ishtar disparut comme il était venu. Yugi se promit de ne jamais oublier cela: Marek n'est pas totalement mauvais. Cette lueur d'espoir lui redonna courage et il tenta à nouveau de se lever en prennant appui sur le lit. Il chancela puis se mit debout face à Yami Marek, le regard déterminé malgré l'affaiblissement de son corps.
Yami Marek: Qu'espère-tu donc prouver?
Il voulait se tenir devant lui pour lui montrer qu'il ne le craignait pas et qu'il pouvait endurer la souffrance. Il ne savait pas ce qu'il allait faire mais c'était tout ce à quoi il avait pensé.
Yugi: Tu ne gagneras pas.

Note: Oué, c'est super extrapolé tout ça parce que dans la mesure où Marek deviendra un gentil par la suite, j'ai envie qu'il aie une sorte d'éclair de lucidité, juste comme ça, mais pas trop.
Note bis: J'ai du rajouter "Yami Marek" pour le différencier du Marek "normal" qui apparait dans cette partie, pour la suivante, j'en reviendrais à Marek tout court.

# Posté le dimanche 03 septembre 2006 17:32

Tu est à moi - partie 4

Tu est à moi - partie 4
On continue, je m'amuse comme une folle j'vous dis pas ^__^ Merci de prendre en compte les notes en bas avant de m'incendier ;) Ceci s'adresse aux fanatiques de la série qui connaissent tout par coeur et qui voudraient me tuer.
Images: Yami Marek et Marek - Yami Marek (article)

Voix: Partager la douleur.
La voix venait d'un coin sombre de la chambre et était ténébreuse et profonde. Yugi ne la reconnaissait pas et Yami ne l'avait même pas entendue.
Voix: Tu la connais?
Une carte fut lancée par terre, il ne l'avait jamais vue avant.
Voix: En combat, elle permet de détruire un des monstres de l'adversaire à condition de sacrifier l'un des siens. Dans le cas présent, elle me permet de prendre le contrôle sur votre lien mental et de vous obliger à partager les souffrances de l'autre.
L'inconnu sortit de l'ombre et Yami le reconnut. C'était Marek. Pourquoi n'avait-il pas reconnu sa voix? En le regardant plus attentivement, il se rendit compte que ce n'était pas le Marek qu'il avait rencontré pendant le tournoi. Se pouvait-il qu'il soit le possesseur d'un objet du Millénium?
Yami Marek: Si tu savais comme c'est merveilleux de vous voir souffrir ainsi.
Yugi: Vous?
Marek: Tu dois te demander qui je suis.
Il regardait Yugi en disant cela. Le garçon hocha la tête.
Marek: Je suis un pharaon moi aussi mais mon nom ne te serai d'aucune utilité. Sache seulement que je maudis ton ami et que je ne souhaite qu'une chose: sa mort. Cela accompli, je pourrais prendre son puzzle du Millénium et ainsi obtenir plus de pouvoir. Quand je les aurais tous réunis, je sera invincible et le Monde sera à moi!
Il se mit a rire, un rire démoniaque mais aussi teinté de folie, Yugi le sentait. Yami lui semblait avoir perdu connaissance et le Magicien l'avait allongé sur le lit.
Marek: Tu peux commencer.

Yugi: Commencer quoi?
Yugi se tourna et vit que le Magicien parcourrait le dos de Yami du bout de son ongle, décrivant d'étranges symboles. Cela lui demanda un certain temps pendant lequel Marek l'observait avec déléctation. Yugi était plus qu'inquiet.
Yugi: Que vas-tu lui faire?
Marek: Comprend que je ne peux pas m'approprier son puzzle ainsi. Si je le veux, il doit me le donner ou être mort. Comme le tuer serait trop facile, je choisi l'envoûtement. Observe et apprend, jeune duelliste.
Yugi observait mais ne voyait rien, le Magicien se contentait de dessiner ces symboles et rien ne se passait. Une fois qu'il eut parcouru tout le dos de Yami, il se pencha pour reprendre son scpetre posé au pied du lit. Il ferma les yeux et commença une sorte de prière. Tout à coup, Yami hurla. Un cri de douleur. Yugi le ressentit également et comprit alors que les symboles avaient été gravés à vif dans la peau de son ami. Il pouvait voir que le sang commençait à couler lentement et à couvrir les draps de lit. Il sentait sur son propre dos les marques brûlantes qui le lançaient atrocement. Il entendait surtout le rire de Marek remplir la pièce et résonner dans sa tête.
Yugi: Pitié... Arrête...
La voix de Yugi était à peine audible mais Marek l'entendit et s'agenouilla près de lui.
Marek: Il n'y a rien qui pourrait me faire arrêter. Voir ton ami dans cet état d'impuissance totale est beaucoup trop plaisant.
Il se releva et se tourna vers le Magicien. Lui ne quittait pas du regard les marques rouges sur le dos de Yami.
Marek: Magicien...
Il se tourna vers Marek.
Marek: Il est temps de terminer le rituel.

Note: Bon, désolée d'avoir placé un petit peu de la série, mais bon, il faut rester dans le sujet! Yami Marek, c'est le pharaon Râ, il est devenu maléfique quand son esprit a été enfermé dans l'objet du Millénium. C'est assez pour comprendre, me contacter pour des questions. Le "Marek original" en veut aussi à Yami mais lui, il finira par détruire Yami Marek, magnifique épisode.
Deuxième note: Je prend terriblement beaucoup de libertés dans la mesure où j'ai pas vu l'entier de la série et que je me base sur de fragiles conniassances...

# Posté le lundi 28 août 2006 04:47

Tu est à moi - partie 3

Tu est à moi - partie 3
Je suis bien contente que cette histoire vous plaise et donc voici la suite. Mortimer, tu avais deviné la suite alors j'espère que ça ne t'enlève pas tous le beau suspense que je m0efforce de mettre en place... ;)

Yami: Courage...
Yugi: Tu pense que je vais avoir très mal?
Yami: Difficile à dire. J'espère que non mais je pense que ça sera supportable.
Yami se sentait malgré tout anxieux. Pas pour lui-même bien sûr mais pour Yugi car à moins qu'il lui aie caché cela, il était impossible qu'il aie déjà fait ce genre de choses à 16 ans (*). Il tenait serrée la main de Yugi et ne le quittait pas des yeux. Quand le Magicien se décida, Yugi se retint de hurler tandis que Yami s'étouffa presque de surprise. Il avait eu terriblement mal. C'était pourtant tout à fait impossible que la souffrance soit telle qu'il venait de la ressentir.
Yami: Comment est-ce...?
Ne prenant pas le temps de se remettre de ce choc, il porta son attention sur Yugi. Pour lui, la douleur devait être atroce et il pouvait sentir à quel point il crispait sa main. Les yeux fermés, il mordait sa lèvre pour ne pas crier même si personne d'autre que Yami ne pouvait l'entendre. Entre deux assauts du Magicien, Yami tenta de parler à son ami.
Yami: Yugi... Je ne... Comprend pas... Pourquoi.. C'est si... Douloureux... Yugi... Est-ce que... Ca va...?
Yugi n'avait pas entendu ou ne pouvait pas tant la souffrance était insupportable. Yami ne savait pas quoi faire pour lui venir en aide. Il avait pourtant pensé bien faire en prennant sa place et voilà que cela lui avait seulement valu d'être le prisonnier du Magicien. Le Magicien était effectivement devenu son maître.
Yami: Pourquoi...? Pourquoi cela se passe...?
Des larmes lui montaient aux yeux et il crut d'abord que c'étaient les siennes mais en regardant Yugi, il comprit que c'était de lui qu'elles lui venaient. Alors qu'il l'observait, il ne vit pas le Magicien prendre l'un des lambeaux de son t-shirt déchiré mais se retrouva vite baîllonné. Il ne paniqua pas puisqu'il communiquait par la pensée avec Yugi mais quand il voulut le faire, il en fut incapable.

Le Magicien releva ensuite Yami et lui joignit les mains avant de les attacher avec une chaîne. La voix de Yugi se fit entendre, fragile.
Yugi: Yami?
En perdant le contact de la main de Yami, il voulut se relever mais retomba aussitôt sur le sol. Il se tordait de souffrance et il ne parvenait plus à retenir ses cris de douleur. Les larmes qui coulaient sur les joues de Yami étaient les siennes cette fois. Il était totalement à la merci du Magicien, son ami souffrait par sa faute et il ne pouvait même plus lui parler pour le soutenir.
Yugi: Yami...
Il voyant trouble tant il y avait de larmes dans ses yeux mais il parvenait à distinguer les contours de Yami et du Magicien. Il s'essuya les yeux et pu découvrir le visage de son ami. Il y lisait tout la souffrace qu'il ressentait, il voyait même ses larmes à présent et entendait les cris qu'il retenait en se mordant la lèvre. Un peu de sang commençait à couler de sa bouche tant il mordait fort. Il ne comprennait pas comment Yami pouvait si bien soutenir la douleur alors que lui ne pouvait plus bouger ni même parler. En même temps, Yami étant bien plus fort que lui à beaucoup de niveaux, il n'était pas si surprennant qu'il tolère une plus grande souffrance. Rassemblant ses quelques forces, il prit appui sur le lit et appela Yami.
Yugi: Yami... Je voudrais... T'aider...
Le pharaon ne semblait plus avoir aucune conscience de ce qui l'entourrait. Yugi regarda son visage, esseyant de capter son regard mais ses yeux ne s'ouvraient plus. Il n'aurait pas su dire pourquoi, peut-être une sorte de capitulation face à la situation, mais Yami avait l'air moins tendu, il ne mordait mêm plus sa lèvre d'où le sang avait coulé.
Voix: Partager la douleur.

(*): J'ai donné 16 ans à Yugi pour deux raisons: il fallait que ça colle à peu près avec l'arrivée d'un certain personnage dans la série, j'espère que c'est le cas, sinon mes excuses... Et deuxième raison, je ne voulais pas qu'il soit trop jeune quand même, bien que ce ne soit pas lui qui soit soumis au Magicien mais Yami (qui lui à 23 ans).

# Posté le vendredi 25 août 2006 18:21

100ième commentaire!

100ième commentaire!
Youhouhou! 100 commentaires! Et le 100ième m'a été mis par Mortimer, alias un très bon ami à moi.

Par contre que faire... Dans les autres blogs, j'offre des montages, mais ici, je me vois mal écrire un poème sur commande... Par contre, j'écoute volontiers les demande de textes et je les étudie avec soin et peut-être que je pourrais pondre quelque chose.

Alors Mortimer, tu sais quoi faire, à toi les commentaires et... Je trouve plus de rime en "air"...

Voilà l'histoire, ça n'a pas été facile de lui trouver un titre mais finalement, je l'ai apellée Ensemble à jamais. Je sais, c'est totalement cliché... Mais j'ai beaucoup de mal avec les titres.

Elle était vraiment belle. Sublime. Parfaite. Elle l'a toujours été et le restera à tout jamais. Elle restera gravée dans mon esprit à tout jamais comme la plus parfaite des femmes que j'ai connues jusqu'à aujourd'hui.

J'avais 19 ans. On s'est rencontrés au lycée. D'abord plutôt des amis, on a commencé à se rapporcher prograssivement puis au bout de quelques mois passés ensemble, nous avons commencé à nous considérer comme plus proches que de simples amis. Lors d'une soirée organisée par des gens du lycée, nous avons tous les deux pas mal picolé et alors qu'on était installés sur un banc dans le jardin, elle a commencé à avoir froid. J'ai passé mon bras autour de ses épaules, elle s'est blottie contre moi et j'ai appuié ma tête contre la sienne. On est restés comme ça longtemps jusqu'à ce qu'elle me dise vouloir rentrer chez elle. Ses yeux brillaient et cela éveillait beaucoup de choses en moi. J'ai proposé de la racompagner et elle a accepté. Elle a pris ma main et nous avons marché dans la nuit. Il était tard. Passé minuit.

Arrivés devant chez elle, elle m'a dit qu'il n'y avait personne et que si je voulais, je pouvais rester dormir chez elle. J'ai accepté et l'ai suivie à l'intérieur. Elle n'a pas pris la peine d'allumer une seule lumière, elle tenait toujours ma main et me guidait dans l'obscurité. Nous avons monté un escalier puis parcourru un couloir jusqu'à arriver devant la porte de sa chambre. Elle s'y est adosée et m'a regardé intensément. Lentement, elle a tourné la poignée et s'est glisée à l'intérieur à reculons. J'ai avancé dans sa direction, lentement, puis j'ai refermé la porte derrière moi. Arrivée au milieu de la chambre, elle a commencé à se déshabiller. Tout en la fixant avec envie, j'ai enlevé mon t-shirt et l'ai pousée jusqu'à son lit. Elle s'y est assise et j'ai fait de même. Elle portait encore son soutien-gorge alors j'ai passé mes mains sur son dos pour le lui enlever. Ses yeux ne me quittaient pas et elle me souriait. Moi aussi je souriais.

Tout en la caressant doucement, je l'ai faite s'allonger sur le lit. Je suis descendu le long de sa poitrine pour arriver vers son ventre puis plus bas encore. J'ai retiré sa jupe toujours en douceur, caressant ses jambes fines. Elle se laissait aller sous mes mains, totalement abandonnée. A ma merci. Je crois qu'elle me faisait vraiment confiance. Elle a vu que je cherchais quelque chose au fond de ma poche et j'ai cru lire un peu de gratitute dans son regard. Elle ne savait pas. Pas encore. Ce que je sortis de ma poche était un couteau repliable qui ne me quittait jamais. Je le placais entre mes dents avant d'attrapper ses deux mains pour les maintenir contre l'oreiller. Son regard avait changé, j'y lisais de la panique à présent mais il n'y avait pas de raison de paniquer. Sa beauté était ce qui allait la damner pour l'éternité, je ne faisait que l'aider à se rendre dans un monde meilleur. Je ne pouvais quitter ses yeux dans lesquels je m'étais noyé lors de notre première rencontre.

Malgré sa panique, elle ne se débattait pas. Sa confiance était donc très grande. Ou alors, était-ce seulement la peur qui la paralysais? Je n'aurais su le dire mais quand j'ai laché ses mains, elle n'a pas essayé de s'enfuir. Elle n'avait d'ailleurs même pas crié quand je m'étais jeté sur elle. Sa main chercha la mienne et la serra. La panique dans ses yeux avait disparu, elle semblait résignée. J'ai enlevé le couteau de ma bouche et je me suis penché sur elle pour embrasser une dernière fois ses lèvres vivantes. L'abandonnant, je dépliai le couteau et commençait à parcourir sa peau pâle de cette lame froide. Je la voyais se cambrer, frissonner. Sa respiration s'accélérait. Je crois qu'au fond d'elle-même, elle començait à aimer cette situation. Se sentir en danger de mort. Sa confiance devait lui faire penser que je ne la tuerai pas. Je mourrais d'envie de planter ma lame dans sa chair mais je me forçais de retarder cet instant.

Elle n'ouvrait plus les yeux, elle semblait s'être égarée dans un monde qui n'appartennait qu'à elle et dans lequel elle se sentait bien. L'idée de sa mort imminente ne l'avait pas encore gagnée. J'ai positionné ma lame juste sous son nombril et cette fois, je l'ai plantée. Elle n'avait pas crié, seulement retenu son souffle. J'ai découpé sa chair lentement, faisant couler son sang magnifique. Je sentais ce sang tiède glisser sur mes mains, c'était vraiment agréable. Je portais a mes lèvres ce doux nectar rouge qui avait souillé mes doigts. La surprise l'avait comme rendue muette, ses yeux s'étaient emplis de larmes et luisaient dans la pénombre de la chambre. Elle était encore plus belle qu'avant. J'ai caressé son visage, y laissant des marques rouges. Je la laissais reprendre son souffle et elle put articuler quelques mots qui restent aujourd'hui encore les plus beaux qu'on m'aie dit. Nous avons échangé un dernier sourire puis j'ai continué de découper sa chair petit à petit. Le sang innondait son lit et s'écoulait sur le sol.

Je pense à toi aujourd'hui. Toi qui m'a dit ces mots, toi qui m'a touchée plus que n'importe quelle femme dans ma vie. Aujourd'hui que je suis sur cette chaise et que j'attend de te retrouver, je repense à notre rencontre. Le prêtre a voulu me bénir mais je lui ai dit que je n'avais pas besoin de lui. C'est toi qui m'a offert le paradis ce jour-là, en te donnant à moi. Et je vais venir te retrouver. On me demande quelles sont mes dernières paroles. Ce sont tes mots qui me viennent évidement à l'esprit et je les énonce:

"Tu voles ma vie, je te vole ton coeur. Viendras-tu le rechercher?"

Personne ne semble comprendre le sens de ces mots. S'ils savaient. S'il savaient été là lors de cette nuit, alors ils comprendraient. L'officier abaisse un levier, je l'entend sans le voir et la décharge me prend tout le corps.

# Posté le jeudi 24 août 2006 21:21

Modifié le dimanche 03 juin 2007 13:21