Joey:
Quelques heures de sommeil après que nous soyons rentrés chez moi avec Atem, j'ai repris connaissance - c'est vraiment le terme qui convient. Atem était reparti chez lui apparament et je me retrouvais seul. J'ai traîné ma pauvre carcasse jusqu'à la cuisine pour manger quelque chose et boire un peu d'eau. Il était passé 4 heures du matin d'après l'horloge de ma cuisine et pourtant, j'avais l'impression d'avoir dormi bien plus longtemps que ça. Après avoir rempli mon estomac, je suis retourné peniblement à ma chambre. Avant que j'aie atteint le lit, quelqu'un m'a agrippé par derrière et couvert la bouche de la main. J'ai reconnu Seto tout de suite et je me demandais ce qu'il était sur le point de faire. Il m'a poussé vers le lit et m'y a jeté violemment. J'ai à peine eu le temps de me retourner qu'il était déjà sur moi. Il a attrappé mes bras et les a fermement plaqués contre l'oreiller. J'étais piégé.
Il m'observait, j'avais l'impression qu'il se demandait ce qu'il allait bien pouvoir faire de moi. Cependant, je lisais dans ses yeux que ses intentions n'avaient rien de celles que j'aurais voulu qu'il aie dans une situation comme celle-là. Je voyais même un peu de folie là, tout au fond, derière le brouillard qui recouvrait sa raison. Il s'est penché vers moi et très lentement, il a léché ma joue, du menton jusqu'à la tempe. J'ai frissonné et j'ai soupiré à ce contact, comment faire autrement? Il s'est ensuite mis à mordre mon oreille, doucement au début puis de plus en plus fort jusqu'à enfin obtenir de moi que je crie de douleur. Lorsqu'il est revenu au dessus de moi, j'ai pu voir un peu de rouge sur ses lèvres, signe que la force de sa morsure avait ouvert jusqu'au sang la chair de mon oreille. Loin d'être satisfait, il s'est mis à m'embrasser puis il a pris ma lèvre inférieur entre ses dents et à nouveau, il a mordu de plus en plus fort. J'ai hurlé puis quelques secondes après, j'ai senti dans ma gorge la saveur métallique de mon sang.
Mes yeux s'étaient remplis de larmes, je voyais trouble mais je pouvais toujours distinguer le regard de Seto. Il y brillait toujours cette folie qui m'effrayait. Il fixait mon t-shirt et tout à coup, il l'a agrippé et l'a déchiré violement. Il a fait de même avec mon pentalon mais comme il n'arrivait pas à l'enlever, il m'a retourné sur le ventre et là, il a pu mieux me maîtriser. Il m'a défait de mon pentalon puis je l'ai entendu ouvrir le sien. Pourquoi je n'ai pas essayé de fuir? Sans doute parce je ne voulais pas attiser plus encore sa colère. Dans toute cette agitation, j'entrevoyais la raison plausible de ce qui se passait. Il avait dû nous surprendre avec Atem et cela avait tout enclenché. Il a fait tout ce qu'il voulait de moi, il s'est servi de moi comme d'un vulgaire objet. Il m'a laissé sans un mot après avoir pris ce qu'il voulait. J'ai pleuré jusqu'à m'évanouir d'épuisement.
Seto:
J'ai bu pendant plusieurs heures et quand on m'a finalement jeté dehors, je suis retourné dans ma voiture. Il était bientôt 4 heures du matin. J'ai mis le contact pour partir mais je ne savais pas vriament où aller. Si je rentrais si tard et dans cet état, j'allais faire peur à Mokuba. Je pouvais toujours retourner à Kaiba Corp mais j'avais la crainte de faire revenir dans ma mémoire l'image que j'avais passé tant d'heures à effacer. Où aller alors? J'ai démarré et je me suis dirigé vers la maison de Joey. Pourquoi? Je ne sais pas. Je sais seulement que j'avais la crainte de trouver la moto d'Atem garée devant chez lui. En arrivant, je me suis à nouveau retrouvé dans une impasse. La moto n'était pas là. Je suis descendu de ma voiture et je suis entré chez Joey, sans sonner et en tâchant de faire le moins de bruit possible.
Je me suis alors tout de suite rendu dans la chambre de Joey mais il ne s'y trouvait pas. J'ai entendu du bruit et je me suis caché derière la porte. Quand il est entré, je l'ai pris dans mes bras, couvrant sa bouche pour qu'il ne crie pas. Je l'ai poussé vers le lit, je l'ai obligé à s'y allonger puis je l'y ait rejoint, plaquant ses bras contre l'oreiller. J'avais follement envie de lui, je ne pensais plus qu'à une seule chose: lui faire lamour, qu'il soit consentant ou non. Après tout, il ne semblait plus être question d'amour entre nous, alors pourquoi devrais-je me montrer tendre? Pourquoi devrais-je tenir compte de ses envies et de ses sentiments? Pas question. J'allais faire ce que moi j'avais envie et là, je voulais lui faire l'amour. Non. Ce n'est pas le mot qui convient. Je voulais baiser et c'était lui que j'avais choisi parce qu'il m'avait fait trahi. C'était conc le meilleur moyen de calmer ma colère.
Je ne me rapelle pas très en détails ce que j'ai fait ensuite. Je suis seulement sûr d'une chose: c'est que je suis allé jusqu'au bout de ce que je voulais faire malgré mon état. Après, je suis sans doute parti sans rien dire à Joey, sans me soucier de son état et je suis rentré à Kaiba Corp. Je me suis réveillé sur le canapé de mon bureau aux environs de 6 heures, le soleil commençait à se lever sur la ville. Une terrible migraine me martellait la tête et j'avais la nausée. Dans quelques heures, Joey allait - normalement - venir travailler et je retoudais ce moment. Je le sentais au fond de moi, j'avais fait une chose horrible et sans doute irréparable. Joey ne devait pas être en colère contre moi mais il devait plutôt ressentir une intense décéption.

